Les Capitaux Publics sont constitués par les investissements de l’État dans des entreprises publiques lui appartenant totalement ou partiellement et les actifs financiers.

L’IGF doit évaluer la gestion concrète des capitaux publics notamment en ce qui a trait à leur efficacité et leur rendement à travers l’analyse de la rentabilité des fonds investis (examen des ratios, étude comparatif avec le secteur, etc.).  Tout en tenant compte des spécificités de chaque groupe composant son champ d’intervention, l’IGF doit élaborer des stratégies subtiles aptes à maîtriser la réticence des acteurs concernés.

A. Les Organismes Autonomes et Entreprises Publiques

Les Organismes Autonomes (OA) sont des services techniquement décentralisés placés sous la tutelle des Ministères. Ils sont  dotés de la personnalité juridique et jouissent de l’autonomie administrative et financière. L’IGF doit s’assurer que tout est mis en œuvre pour garantir la performance administrative et financière des OA par l’étude du contrôle de gestion au sein des OA, de l’efficacité du contrôle de tutelle et la comparaison avec les données du secteur dans lequel ils évoluent. Ils sont regroupés en deux catégories :

  • Les Organismes Autonomes à caractère administratif, culturel ou scientifique chargés d’une activité classique de Service Public, de toutes autres missions spécifiques compatibles avec les missions de l’État.
  • Les Organismes Autonomes à caractère financier, commercial et industriel qui, en fonction de la nature de leurs activités, peuvent être des entreprises publiques ou des entreprises mixtes.

Les Sociétés d’Economie Mixte (SEM) issues de la modernisation des Entreprises Publiques doivent être considérées comme faisant partie des Partenariats Public-Privé (PPP).

Comme dans tout audit, l’IGF formule des recommandations destinées à améliorer la fiabilité des procédures et systèmes d’information, mais également de renforcer l’efficacité de la démarche stratégique et de gouvernance, ainsi que de développer la gestion des ressources humaines et d’optimiser la gestion financière.

B. Les Fonds à Capitaux Publics

Les capitaux publics sont constitués par les investissements de l’Etat dans les Entreprises Publiques lui appartement totalement ou partiellement et les Actifs Financiers (Actions, Obligations ou tous  autres véhicules Financiers). Les Fonds dits à Capitaux Publics (FCP) sont des fonds publics gérés par un organisme public bénéficiant d’une certaine autonomie de gestion. Cinq sont identifiés à date :

  • Fonds d’Assistance Economique et Sociale (FAES) ;
  • Fonds d’Entretien Routier (FER) ;
  • Fonds de Développement Industriel (FDI-Haïti) ;
  • Fonds de Pension Civile (FPC) ;

Ces fonds, financés à travers des ressources publiques ou privées et d’autres issues d’accords multilatéraux, doivent être examinés au point de vue de leur impact socio-économique et de l’efficacité de leur gestion.

Le contrôle exercé par l’IGF sur les capitaux publics vise :

  • l’amélioration du système organisationnelle de gestion ;
  • la qualité des services publics rendus à la collectivité ou des biens produits ;
  • l’établissement de stratégies et de mécanismes concourant à la maximisation de la profitabilité des capitaux publics ;
  • l’amélioration des procédures d’octroi des marchés publics contractés par les institutions du secteur public.
  • à assurer la surveillance des placements de capitaux publics (actions, obligations ou tous autres véhicules financiers).

C. Les modes de Délégation de Service Public (DSP) ou Partenariat Public-Privé (PPP)

Les partenariats public-privé sont des Contrats administratifs par lesquels l’Etat ou un établissement public de l’Etat confie à un tiers, pour une période déterminée en fonction de la durée d’amortissement des investissements ou des modalités de financement retenues, une mission globale relative au financement d’investissements immatériels, d’ouvrages ou d’équipements nécessaires au service public, à la construction ou transformation des ouvrages ou équipements, ainsi qu’à leur entretien, leur maintenance, leur exploitation ou leur gestion, et, le cas échéant, à d’autres prestations de services concourant à l’exercice, par la personne publique, de la mission de service public dont elle est chargée.

En mars 2014, l’Unité Centrale de Gestion des Partenariats Public-Privé distinguait plusieurs formes de PPP issues de deux mécanismes :

Des mécanismes institutionnels :

  • Les Sociétés Anonymes Mixtes (SAM).
  • Les Sociétés d’Economie Mixte (SEM)

Des mécanismes contractuels

  • La Concession.
  • L’Affermage.
  • Le Contrat de gestion.
  • Le bail emphytéotique administratif.
  • La Régie intéressée.
  • L’Initiative à financement privé.

Du fait de la particularité des PPP qui impliquent à la fois des investissements privés et publics, l’IGF aura la charge de vérifier :

  • la performance socio-économique liée à la mise en œuvre des PPP ;
  • la rentabilité financière des fonds publics injectés ;
  • l’atteinte des objectifs de la politique publique de l’Etat qu’ils sous-tendent et des préoccupations des Collectivités concernées ;
  • le respect des normes de bonne gestion des organes de contrôle de l’Etat en la matière à savoir : l’UCGPPP, le CMEP, la CNMP et toute autre instance publique et parapublique chargée de la vérification et du contrôle des PPP.

D. Les Actifs financiers

Les actifs financiers sont constitués par les titres généralement transmissibles et négociables, et sont susceptibles de produire des gains en capital (actions, obligations ou tous autres véhicules financiers).

L’IGF devra analyser et contrôler les mécanismes mis en place par les pouvoirs publics afin de constituer, évaluer et suivre l’évolution des actifs financiers.

 

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